90 shaares
Chers lecteurs, vous trouverez dans la seconde feuille de ce numéro une nouvelle d’Éric Fottorino. Une fable dérangeante sur notre époque. Dès les premières lignes, un dialogue entre un étrange pêcheur et un curieux client nous embarque en mer et éclaire crûment la question migratoire en nous tendant le miroir de nos renoncements à la solidarité. Avec un ton mordant, c’est bien « le crime d’indifférence », selon l’expression de François Mauriac, que l’auteur met en scène, au moment où le sort des réfugiés est instrumentalisé politiquement. Un texte d’intervention, sombre et magnifique.